La qualité de vie au travail, ça commence par la sécurité

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Lucie Monnot

Responsable Content Marketing

La qualité de vie au travail, pour des millions de travailleurs qui exercent seuls tout ou partie de leur activité, c’est avant tout la sécurité. Une sécurité que l’employeur a pour obligation d’assurer, en se donnant les moyens non seulement de prévenir les risques, mais aussi de protéger et secourir ses salariés isolés.

Les enquêtes sur la qualité de vie au travail font la part belle à l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, à la flexibilité des horaires, au cadre de vie et aux relations avec le management. Si ces questions sont tout à fait d’actualité et légitimes, elles ont tendance à éclipser le sujet absolument prioritaire pour les millions de travailleurs qui exercent tout ou partie de leur activité de manière isolée : la sécurité et, avec elle, l’assurance de rentrer chez soi en bonne santé une fois le travail terminé.

Sommaire

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Des millions de travailleurs concernés

On estime à 85 millions le nombre de travailleurs isolés dans le monde. Seulement 3 % d’entre eux sont aujourd’hui équipés d’un dispositif de protection dédié. Ce chiffre dit à lui seul l’ampleur du chemin qu’il reste à parcourir – y compris en France — pour minimiser les risques physiques et psychologiques inhérents au travail isolé.

En France, l’INRS définit le travailleur isolé comme toute personne qui réalise une tâche seule, dans un environnement où elle ne peut être vue ni entendue directement par d’autres, et où la probabilité qu’on lui rende visite est faible. Cette définition englobe une réalité bien plus large qu’on ne l’imagine. On pense spontanément au technicien qui se blesse pendant une intervention, au livreur qui se fait agresser par un client irascible, au chauffeur accidenté sur une route peu fréquentée. Mais le travailleur isolé aujourd’hui, c’est aussi l’agent de sécurité qui effectue sa ronde de nuit dans un entrepôt désert, le réceptionniste seul à l’accueil d’un grand immeuble après 20 heures, sans oublier le personnel médical et les agents des services publics de plus en plus exposés à des agressions physiques ou verbales. Dans toutes ces situations et bien d’autres encore, l’isolement peut rapidement transformer un banal incident en urgence, et une urgence en drame.

L’obligation de l’employeur est pourtant claire : l’article R4543-20 du Code du travail stipule qu’un travailleur isolé doit pouvoir signaler toute situation de détresse et être secouru dans les meilleurs délais. Entre cette obligation légale et sa mise en œuvre concrète, il y a souvent un écart que les entreprises peinent à combler — faute d’outils adaptés ou, tout simplement, parce qu’elles n’ont pas identifié tous les profils concernés dans leurs effectifs

Au-delà des risques physiques

L’impact psychologique du travail isolé est largement sous-estimé. Dans les environnements et situations où les intervenants savent qu’ils encourent des risques particuliers, travailler seul, sans certitude d’être secouru en cas de problème, est une source de stress, d’anxiété et d’appréhension que de nombreux professionnels connaissent. C’est particulièrement vrai pour ceux qui ont déjà été confrontés à des situations où leur intégrité physique a été affectée ou à des violences verbales déstabilisantes. S’il perdure, cet état psychologique ne fait qu’amplifier les risques car il a des répercussions directes sur la concentration et la vigilance des collaborateurs, sur la qualité de leur travail et, in fine, sur leur santé mentale.

À l’inverse, savoir qu’on n’est jamais vraiment seul, qu’une alerte peut être déclenchée d’un geste et que quelqu’un réagira, change profondément le rapport au travail isolé en apportant au collaborateur concerné un sentiment de sécurité qui lui permet de travailler beaucoup plus sereinement.

Parce que se sentir en sécurité est une composante à part entière de la santé mentale et de la qualité de vie au travail, il est de la responsabilité de l’employeur de se saisir de ce sujet au même titre que de la prévention des risques physiques. C’est ce qui doit conduire les entreprises à regarder la protection du travailleur isolé non pas comme une contrainte réglementaire, mais comme un investissement payé de retour par la fidélité et l’implication de leurs collaborateurs.

Cas client : 🔎

C’est précisément cette solution que la Direction générale des finances publiques (DGFiP) a choisie en 2023 pour équiper 10 000 de ses agents (contrôleurs des impôts, huissiers des finances publiques et géomètres cadastreurs) lorsqu’ils sont en mission sur le terrain. L’application comprend notamment une alarme discrète déclenchant une écoute silencieuse à distance par Securitas et si nécessaire l’intervention vocale d’un agent qui permet de désamorcer les situations tendues avant qu’elles ne dégénèrent. 

Résultat, selon la DGFiP : « Tous les agents équipés partent désormais en mission rassurés de pouvoir lancer l’alerte juste en appuyant sur un bouton s’ils sont en difficulté. »

Ce que la technologie rend possible aujourd’hui

Les dispositifs d’alarme du travailleur isolé (DATI) ont longtemps été des boîtiers spécifiques, plus ou moins encombrants, réservés aux secteurs industriels les plus exposés. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, un DATI prend le plus souvent la forme d’une application installée sur le smartphone professionnel dont le collaborateur est généralement déjà équipé. À partir d’une application de ce type, le collaborateur isolé peut :

  • donner l’alerte en cas de danger, d’accident, de malaise, de chute, d’intoxication, d’agression, etc.
  • être localisés avec précision, même s’il est inconscient ou dans l’incapacité physique de s’exprimer ;
  • être secouru et recevoir les soins appropriés dans les meilleurs délais.

Concrètement, un DATI peut déclencher une alerte de deux façons : manuellement, si la personne appuie sur un bouton pour signaler un danger ; automatiquement, si le système détecte une chute, une absence de mouvement prolongée, ou la présence de substances dangereuses. Le message d’alarme contient des informations sur la localisation du travailleur concerné (coordonnées GPS), son identité et la nature de l’alarme (manuelle ou automatique). Il est envoyé vers une personne ou une organisation chargée de déclencher les secours appropriés, après s’être assurée qu’il ne s’agit pas d’une fausse alerte due à une erreur de manipulation ou à un dysfonctionnement.

Il faut souligner qu’équiper ses collaborateurs d’un DATI n’a de sens que si l’entreprise met en place l’organisation nécessaire pour recevoir les alertes, procéder à la levée de doute et, bien sûr, déclencher les secours. Cette organisation doit être en mesure de réagir aux alertes et de les traiter en conséquence tant que les collaborateurs concernés sont sur la route ou en intervention. Dans certains métiers, cela signifie qu’elle doit être opérationnelle 24 heures sur 24.

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Prévenir autant que protéger

Les dispositifs techniques comme Nomadia Protect remplissent d’autant mieux leur office que l’entreprise s’attache préalablement à identifier les risques associés aux missions de ses collaborateurs et à éviter de les faire intervenir dans des situations ou des circonstances potentiellement dangereuses. Outre l’information en bonne et due forme des salariés concernés, la prévention des risques passe par des interventions bien qualifiées en amont, de façon à savoir si elles peuvent être réalisées en toute sécurité par une personne seule ; des missions adaptées aux compétences et au niveau d’expérience de l’intervenant ; des tournées optimisées en termes de nombre d’intervention et de distance à parcourir, parce qu’un planning surchargé augmente significativement les risques d’inattention et de prise de risque.

Nomadia Protect

Nomadia intègre ces capacités dans l’application mobile Nomadia Protect, déployable sur n’importe quel smartphone ou montre connectée. Grâce à son partenariat de longue date avec Securitas Technology, Nomadia est en mesure de proposer une solution de protection du travailleur isolé alliant dispositif d’alerte et télésurveillance 24/24.

Questions fréquentes

FAQ – Les questions les plus posées sur Nomadia

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Y-a-t-il une limite au nombre de points dans les optimisations ?

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