Sobriedad digital: reducir el impacto energético
- 24/06/2026
- 14:45
Tiempo de lectura : 2 min
Responsable de marketing de contenidos
Utilizando cada vez más soluciones en la nube, las empresas tienden a olvidar que las herramientas y los flujos digitales están lejos de ser neutros desde el punto de vista energético y medioambiental. En un momento en que toda reducción del consumo de energía cuenta, la sobriedad digital se está convirtiendo en un componente significativo de la huella de carbono de las empresas y en una parte integral de sus políticas de RSC (Responsabilidad Social Corporativa).
Sommaire
El mundo digital ha estado tan asociado a la idea de la «desmaterialización» y el desarrollo del cloud ha hecho tan invisibles las infraestructuras informáticas que hubo que esperar hasta 2018 y a las cifras publicadas por The Shift Project (informe Lean ICT: Pour une sobriété numérique) para que el gran público tomara conciencia del impacto ambiental de lo digital a escala mundial.
Hoy sabemos que el sector digital representa aproximadamente el 4 % de las emisiones mundiales de gases de efecto invernadero, ya que dos tercios de la energía utilizada en el mundo para fabricar equipos e infraestructuras digitales y para hacerlos funcionar procede de fuentes fósiles.
Un 4 % puede parecer poco en comparación con los servicios que aporta y las emisiones que permite evitar en otros sectores. Sin embargo, las emisiones asociadas al mundo digital aumentan alrededor de un 9 % anual, un ritmo incompatible con los objetivos del Acuerdo de París.
En Francia, gracias a una producción eléctrica mayoritariamente libre de combustibles fósiles, el sector digital representa únicamente el 2 % de las emisiones nacionales de gases de efecto invernadero. Sin embargo, esta visión resulta engañosa si se tienen en cuenta las emisiones importadas, ya que la mayor parte de los equipos digitales se fabrican fuera del país utilizando energía principalmente basada en combustibles fósiles y materiales (plásticos, metales) cuya producción depende directamente de estos recursos.
El estudio realizado por la ADEME y la ARCEP sobre el impacto ambiental del sector digital en Francia estima que este representa alrededor del 10 % del consumo eléctrico del país, mientras que los dispositivos terminales (ordenadores, smartphones, tabletas, etc.) son responsables por sí solos del 79 % de la huella de carbono del sector digital a nivel nacional.
Un numérique pas du tout « immatériel »
Face à ces constats, la seule réponse « durable » – c’est-à-dire permettant de concilier les bénéfices du numérique et les enjeux climatiques et environnementaux – est d’adopter une démarche de sobriété numérique.
Si l’on reprend l’approche du Shift Project, la sobriété numérique à l’échelle individuelle consiste à « acheter les équipements les moins puissants possibles, les changer le moins souvent possible, et réduire les usages énergivores superflus ».
Ce qui paraît réalisable au niveau individuel, moyennant un peu de bonne volonté, est beaucoup plus compliqué au niveau des organisations, et d’autant plus pour les entreprises dont la performance économique et la compétitivité reposent de plus en plus sur la numérisation des processus et, donc, un usage intensif des technologies numériques (matériel et logiciel).
>> Comment déployer la sobriété numérique quand les usages les plus courants requièrent de plus en plus de puissance de calcul, de flux de données et de capacité de stockage ?
>> Comment opter délibérément pour la frugalité dans un environnement où tout pousse à renouveler fréquemment les parcs de machines, tant pour limiter les coûts de maintenance liés à des équipements devenus obsolètes que pour prendre en charge des applications toujours plus gourmandes ?
Comment devenir numériquement « sobre » ?
Outre la consommation croissante d’électricité due à l’explosion des usages et aux puissants « effets rebond » qui accompagnent systématiquement les gains d’efficacité énergétique, la production des équipements (serveurs, ordinateurs, smartphones, équipements de réseaux, …) mobilise pour sa part non seulement des volumes croissants, mais aussi une gamme de plus en plus étendue de ressources minérales et métalliques. Or l’extraction de ces ressources, par essence non renouvelables, est de plus en plus énergivore et génératrice de déchets et de pollution, pour deux raisons :
- la baisse des concentrations des gisements exploités. Par exemple, dans les mines de cuivre considérées aujourd’hui comme les plus « riches », la teneur en cuivre n’est que de 0,2 %. Dans une mine « riche » en indium, il n’y a que 100 grammes d’indium par tonne de minerai (concentration de 0, 01 %). Quant à l’or, on exploite aujourd’hui des gisements dont la teneur est de 0,0001 %, soit 1 gramme d’or par tonne de minerai.
- le faible taux de recyclage, dû non seulement au manque d’organisation ou de développement des filières, mais aussi à la dispersion des matières et à la faible recyclabilité des alliages complexes utilisés dans le numérique. Par exemple, le taux de recyclage de l’indium, du gallium, du tantale et du germanium qu’on trouve dans les smartphones est actuellement inférieur à 1%.
En d’autres termes, bien en amont de l’utilisation du numérique, la dématérialisation qu’il est supposé apporter se traduit par des dépenses énergétiques phénoménales, une production de déchets tout aussi phénoménale et une déplétion avérée de certaines ressources indispensables à la poursuite de la transition numérique et à la décarbonation des activités humaines.
Des actions à la portée de toutes les entreprises
L’engagement de sobriété signé en octobre 2022 par les acteurs du numérique français ou opérant en France fournit des pistes d’action que toutes les entreprises peuvent s’approprier dès maintenant.
Projet, demande de démonstration ou d’essai gratuit ?