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Pourquoi votre coût au colis augmente alors que vos volumes n'ont pas bougé

Temps de lecture : 5 min

Le coût au colis, c'est ce que vous dépensez pour livrer une unité, main-d'œuvre et véhicule compris. Depuis deux ans, une seule de ses composantes explique l'essentiel de la hausse : le carburant.

Concrètement : une flotte de 25 véhicules dépense 152 348 € de gazole par an, dont 38 087 € sur des kilomètres qui ne servent aucun colis. Soit 1 523 € par véhicule. C'est le terrain de Nomadia Delivery et de Nomadia TourSolver.

Ce que votre coût au colis ne distingue pas

Un coût au colis agrège. Il ne sépare pas les kilomètres qui ont livré de ceux qui n'ont rien livré.

Le calcul de base tient en trois lignes. Vingt-cinq utilitaires roulant 30 000 kilomètres par an, à 9 litres aux 100 : 750 000 kilomètres, 67 500 litres, 152 348 € au prix français de début septembre 2026. Environ 6 100 € par véhicule.

Divisé par le nombre de colis livrés, ce montant devient directement comparable au coût de main-d'œuvre. C'est cette comparaison qui a basculé : le carburant pèse aujourd'hui assez lourd pour décider de la rentabilité d'une tournée.

Un phénomène structurel, pas un problème de chauffeurs

Le réflexe habituel consiste à chercher le levier du côté du terrain : formation à l'éco-conduite, suivi des consommations par véhicule, prime au litre économisé. Ces dispositifs portent sur quelques pour cent.

Les kilomètres inutiles, eux, sont décidés avant le départ. Ils sont inscrits dans le plan de tournée, pas dans la manière de le parcourir. Un chauffeur ne peut pas rattraper une tournée mal construite.

Pourquoi cet écart est structurel

Le même écart revient chaque jour, et ce n'est pas un hasard de planning. Une tournée reconduite d'une semaine sur l'autre reproduit les choix de la semaine précédente, y compris ceux qui n'étaient déjà plus les bons.

La planification manuelle traite les contraintes l'une après l'autre : d'abord les créneaux promis, puis la capacité des véhicules, puis la géographie. Chaque décision prise en amont contraint les suivantes. Un moteur d'optimisation les évalue ensemble.

5 sources de kilomètres inutiles sur une tournée de livraison

  1. Le remplissage partiel. Un véhicule qui part à 60 % de sa capacité fait le même trajet qu'un véhicule plein, pour moins de colis livrés.
  2. La duplication des passages. Enlèvements le matin, livraisons l'après-midi : la même zone est couverte deux fois alors que les deux flux tenaient en un seul passage.
  3. Les trajets à vide. Entre la fin d'une mission et le début de la suivante, le véhicule roule sans rien transporter. Ce trajet n'apparaît dans aucun coût au colis.
  4. Les échecs de livraison. Un destinataire absent, c'est une tournée à refaire. Les kilomètres sont payés deux fois pour un seul colis.
  5. Le créneau promis sans regarder son coût. Une plage horaire acceptée au moment de la commande peut obliger un véhicule à traverser la zone à contretemps.

Un chauffeur ne peut rien contre aucun de ces cinq postes. Ils sont décidés en amont, au moment où le plan est établi.

Et le résultat se vérifie : le kilométrage parcouru est une donnée mesurée, pas une estimation. L'écart entre le plan optimisé et le précédent se lit dans les relevés de la flotte.

« Sur le dernier kilomètre, presque tous les leviers de réduction des coûts demandent d'investir. Supprimer des kilomètres est le seul qui produise son effet sans engager un euro de capital. »

Jérémy Mandon, Directeur Commercial, Nomadia

Ce que vous pouvez faire sans attendre le prochain contrat

Le prix au colis est souvent contractualisé pour un an ou plus, parfois indexé sur un indice qui ne suit pas le rythme de la pompe. Attendre le prochain cycle pour répercuter la hausse revient à absorber plusieurs trimestres de surcoût. Agir sur le kilométrage produit un effet immédiat, sur le contrat en cours.

Derrière ces calculs, il y a un éditeur européen de logiciels de mobilité terrain, présent dans 95 pays et utilisé par plus de 200 000 professionnels. Nomadia conçoit des moteurs d'optimisation depuis plus de vingt ans.

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Questions fréquentes

Quelle part du coût d'une livraison représente le carburant ?
Elle varie selon la densité de la tournée et le type de véhicule, mais elle a fortement progressé depuis deux ans. Pour une flotte de 25 utilitaires roulant 750 000 kilomètres par an, le carburant représente 152 348 € annuels au prix du gazole français de septembre 2026, soit environ 6 100 € par véhicule.
Comment réduire le coût carburant d'une flotte sans changer de véhicules ?
En réduisant le nombre de kilomètres parcourus. Cinq leviers agissent sur ce total : le taux de remplissage, la combinaison des enlèvements et des livraisons, la suppression des trajets à vide, la réduction des échecs de livraison et le choix des créneaux proposés. Tous relèvent de la planification.
Sur quoi repose l'hypothèse de 25 % de trajets en moins ?
C'est un ordre de grandeur, pas une garantie. Il suppose une planification actuelle perfectible : secteurs figés, tournées reconduites, créneaux acceptés sans arbitrage. Une flotte déjà finement planifiée dégagera moins. Le simulateur laisse ajuster ce pourcentage pour tester plusieurs scénarios.
Renouveler la flotte est-il plus efficace qu'optimiser les tournées ?
Les deux leviers ne jouent pas au même endroit. Un véhicule moins consommateur réduit les litres aux 100 kilomètres, pour un investissement de plusieurs centaines de milliers d'euros et un délai de plusieurs mois. L'optimisation réduit le nombre de kilomètres, sans capital ni délai, dès la première tournée replanifiée.
Pourquoi le gazole augmente-t-il plus vite que l'essence ?
Parce que la tension porte sur les capacités de raffinage, pas sur le pétrole brut. L'écart entre les deux carburants se creuse dans toute l'Europe alors qu'ils sortent du même baril. Les stocks européens de gasoil sont attendus en novembre au plus bas depuis 2015.

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